1933-441945-481949-571958-711972-921992-94Au Musée


1933-1944 - La jeunesse : une personnalité originale

Le premier tableau connu de Roger Toulouse, "Paysage", date de 1933; il a 15 ans. Dans cette oeuvre, comme dans "Les pommes sont bonnes" (1934), on ne décèle aucun compromis académique, mais une ambition évidente, un engagement ferme et audacieux et une référence sensible à Kandinsky, dans une composition équilibrée et colorée.

Une influence néo-cubiste sera vite abandonnée. En 1937, il peint une belle série de portraits à dominante verte : "La lecture", "La Madone", etc. Le fond est parfois gravé à l'aide de l'extrémité du manche du pinceau. Les yeux largement ouverts, la pupille dilatée, les personnages fixent le spectateur, à moins que l'on y perçoive un regard intérieur. Si Roger Toulouse s'intéresse à la figure humaine, il peint aussi beaucoup de natures mortes.

C'est à cette époque que le jeune peintre est remarqué par le poète Max Jacob qui réside, pour son second séjour, à Saint-Benoît-sur-Loire. Ce dernier le met en relation avec "l'aristocratie" de la peinture parisienne : Kahnweiler, Picasso, et Gertrude Stein qui lui achète un grand nombre d'oeuvres.
En 1939, il réalise une série de portraits très vivement colorés, comme
"Le jeune homme au foulard rouge".

Mobilisé en novembre 39, il est libéré en septembre 40 (Pendant la guerre, il dessine mais peint rarement). En février 42, il fait le célèbre portrait de son ami Max Jacob : "Le poète à l'orchidée", considéré par le poète comme son portrait le plus fidèle et le plus émouvant.
La mort du poète, deux ans plus tard, au camp de Drancy, sera vécue comme un traumatisme terrible par le peintre.

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