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Vers 1949, une nouvelle orientation se fait sentir. La représentation des objets est apparemment plus "réaliste", mais le choix de l'artiste montre bien l'univers étrange et fascinant qu'il nous propose : poisson, crapaud, lézard, poire dans une bouteille, "potence", coquille d'huître vide, couteau planté dans une couronne de pain, etc. ("La Sole et le Lézard", appelé aussi "Le Lézard et le Poisson", 1955). L'association de ces éléments : pain, huître, couteau, etc, fortement chargés symboliquement, pourraient sans doute faire l'objet d'une lecture psychanalytique. Ces oeuvres sont magnifiquement travaillées, à l'aide de fines touches colorées, dans une pâte onctueuse; le peintre a changé de support, il a adopté le panneau d'isorel qu'il continuera d'utiliser jusqu'à la fin de sa vie.
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Il réalise aussi une série de portraits qui font référence à la Renaissance et à quelques grands penseurs, philosophes ou religieux : Savonarole, Erasme, Dante et... le "Christ". La passion, l'intensité intérieure, transparaît dans le "Dante" (1955). Le visage gris, émacié, encadré de deux bandeaux de tissu blanc, est relevé par deux taches de couleurs vives : la coiffe rouge et la chemise verte.
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