|
1992-1994 - La fin
d'une vie : un voile noir retombe sur les oeuvres
|

|
Obsédé par les conflits
qui éclatent à travers le monde, le peintre attribue des noms évocateurs, échos
lointains de l'actualité immédiate ("Karabakh", "Sarajevo" (1993), "Irak",etc.), à des compositions
sombres dont les éléments se désagrègent progressivement. Quelques rares
éléments figuratifs subsistent, avant de disparaître dans le complet
anéantissement de l'abstraction. Le pessimisme du peintre, atteint par une
maladie qui le fait souffrir au quotidien, s'exprime aussi par le noir de fumée
dont il recouvre ses compositions, jusqu'à les faire disparaître. Ses forces
déclinantes l'incitent à privilégier des collages de petits formats. Un
dessin préparatoire restera sur sa table de travail, ultime projet abandonné :
on y voit un éparpillement de petits morceaux colorés, comme une vie qui
s'effrite.
|
|
|
Le découpage
chronologique proposé ci-dessus, est volontairement simplifié. Il ne sert qu'à
donner quelques points de repères dans une oeuvre riche et variée. Quand on
prend en considération les divers supports utilisés par l'artiste, (dessin,
peinture, sculpture), on comprend qu'il n'y a pas de ruptures brutales entre les
oeuvres de telle ou telle période apparemment très différentes, mais une
perpétuelle évolution, due à une recherche constante.
|
|
|
En 1995, Madame
Marguerite Toulouse a fait don de 40 tableaux de Roger Toulouse au musée des Beaux-Arts d'Orléans qui détenait déjà d'autres oeuvres. Les musées d'Agen et de Quimper
présentent également des oeuvres du peintre.
|
|